Cas 8 : « Pégase » Anglo-Arabe

Comprendre et résoudre les dysfonctionnements du galop

« Pégase » est un hongre anglo-arabe de 13 ans.

Ce cas permet d’illustrer la nécessité de maîtriser l’anatomie fonctionnelle equine dans la prise en charge massage-physio, faute de quoi les résultats ne seront pas les mêmes. Il en va de même pour la compréhension du fonctionnement du système nerveux équin, a fortiori dans le travail avec les chevaux dits « proches du sang ».

Fin novembre 2025
Janvier 2026: Le visage de « Pégase » est beaucoup plus détendu, les yeux moins écarquillés ronds tout le temps, les lèvres sont redevenues plus larges et le museau plus détendu, moins pincé et anguleux et il montre beaucoup plus de signes de détente (lecher, mâcher, s’ébrouer etc.)

On me propose de faire des séances avec « Pégase » pour les raisons suivantes.

De longue date:

  • le cheval a du mal à galoper, il change de pied, galope « désuni », cf. vidéos ci-dessous.
  • il a un genou droit « instable » (mouvement tremblant / oscillant par moment)
  • mouvements globalement raides, saccadés, peu de protraction / retraction des membres (mouvement en avant et en arrière), surtout le postérieur droit n’engage pas
  • dos sensible, défensif au moment de seller

Depuis plus récemment, une nette dégradation de sa locomotion et de son comportement:

  • le cheval est rétif en reprise
  • tape du pied sous cavalier
  • recule quand on lui demande d’avancer
  • fait des tics à l’air en reprise
  • ne se laisse plus diriger
  • lève les fesses / petite ruade quand on demande de galoper / avancer
  • Il jette souvent la tête en arrière quand il est monté
  • dans l’interaction avec l’humain il est « stressé », irritable
Un selle qui bouge abime souvent les poils sur le dos du cheval.

Depuis longtemps il a une « fragilité » au postérieur droit, il a du mal à galoper correctement, à main droite surtout.

Beaucoup de ces comportements font partie de l’éthogramme de la douleur du cheval monté de Sue Dyson.

Le véto a vu ce cheval:

  • Il a constaté que la selle est instable, il a prescrit un amortisseur en feutre pour la selle.
Mi-janvier 2026, 7 semaines environ après la 1ère seance

La majorité des problèmes ci-dessus sont résolus. [Pour plus d’infos sur mes approches, cf. la page Service où c’est décrit dans le détail, ainsi que les 1ers cas]

Locomotion: La locomotion de ce cheval avait des fragilités depuis des années, il en garde certains aspects (galop), cf. paragraphe ci-dessous sur les dysfonctionnements du galop.

Aujourd’hui, il bénéficierait d’un entrainement adapté pour pouvoir avancer de ce côté là aussi: travailler dans la décontraction, avec un contact de qualité, muscler la chaîne ventrale, ainsi que les muscles permettant l’action du genou (explications ci-dessous).

Séance de TENS à éponge avec « Pégase ». Il adore ça, il lèche souvent pendant ces moments. On voit aussi le petit sursaut à la fin: il en a de moins en moins de ces sursauts « nerveux ».

Comportement: Le cheval et beaucoup plus calme, proche de l’homme. Il s’exprime beaucoup plus, il montre davantage sa personnalité, il est joueur, câlin, plus tourné vers l’humain.

Le galop, fin novembre et mi-janvier 2026

Fin novembre 2025: le cheval a du mal à prendre et à garder le galop à droite, change de pieds, galope sur l’avant main, galope désuni, tombe rapidement dans le trot
Mi-janvier 2026: galop plus puissant, endurant, le cheval engage davantage le postérieur, il est beaucoup plus équilibré, utilise mieux son corps / son dos. Il est encore en difficulté quand il faut tourner. Tourner nécessite de pouvoir utiliser la chaîne ventrale des muscles.

Le trot, fin novembre et mi-janvier 2026

Le trot fin novembre 2025. Saccadé, raide, sur l’avant main. Peu de protraction et de retraction au niveau des postérieurs et des antérieurs. Cherche 2 fois en quelques instants à changer de main.
Mi-janvier 2026: mon chenapan et son trot super beau. Le dos travaille mieux, protraction et retraction surtout des postérieurs nettement améliorées. (On voit aussi qu’il est davantage motivé à prendre le galop et le garde plus longtemps.) Il est plus à l’aise dans son corps et plus confiant.

Nb. Il faut dire que les circonstances ne sont pas totalement comparables (un manège rond de 15m va mettre un cheval qui a un souci au galop plus en difficulté – en revanche, pour le trot ca ne change rien je dirais -, et les bandes corporelles aident l’engagement et la conscience du corps dans l’ensemble. Néanmoins, je pense qu’on se rend tout de même bien compte de la différence de la locomotion du cheval. Je n’avais là encore pas prévu d’écrire un cas, mais j’ai finalement accumulé tellement d’infos sur les dysfonctionnements du galop que j’avais envie de les partager ici, et ses progrès sont réels.

Amélioration du bien-être et du comportement, prise en compte du système nerveux équin

Au mois de décembre, on me dit qu’il est complètement transformé, qu’il est « zen » maintenant. Il n’a jamais été vu dormir par terre, maintenant on le voit bouffer son foin assis dans la paille. Il est beaucoup plus dans les activités pro-sociales, fait des câlins à tous les poneys qu’il croise sur son chemin. Il n’est plus difficile à gérer à l’extérieur de son box, mais dans l’interaction et dans le jeu avec l’humain. Un cheval qui sort d’un état de léthargie / dissociation exprime beaucoup plus de choses en général, y compris son irritation et sa frustration, et c’est son cas aussi. Mais pris dans l’ensemble, ces changements sont signes d’amélioration, cf. aussi le paragraphe sur l’embodiment dans le cas de « Venise« .

Des gestes pro-sociaux de plus en plus fréquents (les équidés lèchent les congénères qu’ils apprécient, les ami(e)s. Ici, il ne s’agit pas de récupérer d’éventuels sels ou autre sur ma main.)
Une capacité nouvelle à se détendre, un vrai repos qui permet de se régénérer

J’ai du tenir compte de ces changements aussi dans mon travail. Ma superviseuse me dit: « les chevaux proches du sang sont difficile à gérer pendant les séances. » Le cheval me demande de plus en plus de pauses, il semble plus irritable dans le box. Pourquoi? Il montre de plus en plus de signes de release (bâillements, ébrouements, lecher, mâcher etc., il s’est même secoué entièrement dans le box plusieurs fois au cours des séances) et des interactions pro sociales. ET il est plus irritable qu’au debut. Comment se l’expliquer? Il sort d’un état d’associatif ou il n’exprimait pas grande chose, et son système nerveux se sent maintenant assez en sécurité pour pouvoir faire de plus en plus de releases. Et comme il a développé la confiance que je vais réagir de manière ajusté à ses demandes, il sait qu’il peut exiger des pause dont il a besoin pour les resets de son système nerveux.

C’est donc tout compte fait une bonne chose, mais il faut être capable de l’interpréter correctement, et donner le sens juste au lieu d’être frustré et de capituler. Je me suis souvenue de ce qu’une masseur américaine disait: Parfois, le plus important dans la séance, ce sont les moments de release, c’est là que le reset du système nerveux et du schéma corporel se fait. Je pense que c’est son cas aujourd’hui. Pour plus de détails cf. cet article, ainsi que mon cas sur le travail avec un cheval dépressif.

Sur les dysfonctionnement du galop

Les problèmes du galop sont aussi courants que complexes à comprendre et a régler

Voici le dernier retour de ma superviseuse (en janvier), confirmation ma perception, sur les dernières vidéo: « le cheval semble beaucoup plus content. Et je suis d’accord avec toi, il lui manque encore de la musculature. Comme tu dis, les mauvais muscles sont sur-entrainés et contractés pour cette raison, donc uniquement la chaine dorsale, donc la chaine extenseur, c’est pour cela qu’il a toujours du mal à tourner (au galop). Car pour tourner il doit avoir une chaîne ventrale bien musclée. C’est en effet un problème d’entraînement. Ca va surement s’améliorer si tu le longes avec LAD*  » […de manière physiologiquement correct, pour l’athéltiser, selon les principes de ‘*Longieren als Dialog‘, nb. c’est une formation allemande sur le travail de longe correct, gymnastiquant et athlétisant de manière non-usante en travaillant dans la décontraction et les bonnes chaînes musculaires].

La décontraction nécessaire au travail, tout particulièrement avec ce cheval, commence dans la tête, un cheval qui continue à fonctionner essentiellement dans le système nerveux « sympathique » (le mode « fight-fligh », mode réactif, stressé, mode de survie) ne pourra pas prendre une posture de la tête de de l’encolure qui lui permet l’utilisation physiologique de tout son corps. Tenir compte de son système nerveux et amener plus de régulation là dedans faisait donc partie du travail.

J’ai lu l’autre jour dans un livre sur « quel travail pour quel type d’extérieur » : un dos long veut dire région lombaire longue: il serait courant qu’ils aient des problèmes au galop. Et les anglo-arabes ont un dos long.

Et Julie von Bismarck (une osteo allemande) raconte récemment sur son facebook, qu’on lui a montré un cheval qui avait un genou faible, son analyse: si le cheval est travaillé sans décontraction, il raidit le dos / la région lombaire, ca fait qu’il utilise les mauvaises chaînes musculaires, qu’il n’utilise plus assez bien les muscles qui sont sur la face devant au niveau du genou (la partie craniale du genou comme on dit), qui s’affaiblissent. ca donne ce coté genou  instable. et les structures a l’arrière (« caudales »/ cf. ci dessus, les mauvaises chaînes musculaires) sont trop sollicités : ce qui fait qu’à la longue locomotion usant (cf. galle au niveau de la jambe de Pégase?)

Qu’est-ce qui provoque les problèmes de galop?

[Extrait de la vidéo ci-dessous]

Sur l’influence du style d’équitation et son influence sur la qualité de la locomotion et du galop

Le Dr. Dyson répond à la question suivante: « Si le cheval est monté dans une attitude figée, a fortiori avec le chanfrein derrière la verticale, quel en est l’impact sur le galop?« 
« Nous faisons face à une véritable épidémie de chevaux montés au trot et au galop avec une attitude très figée.
C’est extrêmement préjudiciable pour le développement du cheval.
Cela modifie la posture de l’encolure et perturbe l’engagement du “thoracic sling” (muscles suspenseurs thoraciques). Ces muscles essentiels doivent apprendre à fonctionner correctement, ce qui n’est possible que lorsque la tête est dans une position correcte.
Le cheval aura alors davantage de difficultés à engager ses postérieurs.
Tout cela entraîne une série de conséquences néfastes, créant une surcharge mécanique et prédisposant le cheval à différents types de blessures, en particulier au niveau des membres postérieurs.

Avec un jeune cheval, on veut voir le cheval relevé et ouvert devant, il doit développer le moteur:
La puissance vient du postérieur / de l’arrière main et le galop dépend de la puissance venant de là.
Le moteur vient du postérieur.

Cf. aussi l’article sur la qualité du contact, qui approfondit cette problématique.

Certains chevaux ont des douleurs au niveau de la région lombo-sacrée et / ou sacro-iliaque, ce qui provoque les dysfonctionnement du galop, ce qui souligne l’importance de travailler avec le vétérinaire, et l’importance d’une recherche de cause primaire approfondie (cf. dernière partie de cet article).

Problème d’entraînement ou problème physique? Et lien avec la selle

Les problèmes de galop font partie des problèmes qu’on prend souvent à tord pour des problèmes relevant de l’entraînement (autrement dit on ne soupçonne pas de problème musculo-squelettique sous-jacent).

De même, dans le Live with Dr. Sue Dyson – Canter Dysfunction Dr Dyson dit que le galop désuni montre des problèmes au niveau du postérieur. (env. min 17 du live ci dessous), extrait ci-après:

L’instabilité de la selle

En lien avec un problème de galop, on observe souvent un glissement de la selle. La selle glisse davantage vers le côté de la jambe inconfortable. Elle glisse plus au galop qu’au trot, et ici elle glisserait vers la droite, donc le problème pourrait venir du postérieur droit, ou du postérieur le plus atteint, car nous traitons fréquemment des problèmes aux postérieurs gauche et droit, et au dos. Si le cheval est meilleur quand on ne reste pas assis au canter, cela indiquerait une douleur dorsale primaire (comme cause principale du problème du galop).

Si le cheval est nettement meilleur sans cavalier assis dans la selle qu’avec, cela pourrait indiquer une douleur dorsale ou lombo-sacrée.

Sue Dyson dit qu’en fait la selle est bougé de manière asymétrique si un des postérieurs a un problème, ou si un a un problème plus grave que l’autre postérieur. Donc la chaîne de cause à effet serait, selon Dr Sue Dyson, dans ce sens : la selle bouge plus / de manière asymétrique / instabilité de la selle à cause du problème du / des postérieurs. 

Sachant que bien sur ça peut être les deux, problème du / des postérieurs ET problème au niveau de la selle / instabilité.

D’autres causes de l’instabilité / du glissement de la selle

La selle peut glisser à cause de l’asymétrie du dos, l’asymétrie au niveau du rembourrage des panneaux de la selle, ou à cause de l’asymétrie du cavalier, mais la principale cause est une boiterie au niveau du postérieur. L’instabilité ou le glissement de la selle peut induire aussi l’asymétrie du cavalier et un compression asymétrique des panneaux de la selle (p. 157).

D’autres phénomènes et leur possible interprétation

[1ère version provisoire, extraits du livre de Sue Dyson Harmonious Horsemanship]

Réaction lorsqu’on selle le cheval

L’évitement lors du sanglage ou un comportement anormal pendant qu’on met le filet ou la selle, ont été montrés comme étant liés à une selle inadaptée, en particulier à des pointes d’arcade trop serrées, ou à des douleurs musculosquelettiques.

Donc si le cheval réagit avec un comportement défensif / agressif (mordre dans quelque chose devant lui ou autre) cela peut être du a des douleurs au niveau du système musculo-squelettique ou à un matériel inadapté.

Il faut garder à l’esprit que même une fois la selle corrigée et le problème qui provoquait la réactivité au moment de mettre la selle disparu, le cheval peut continuer a montrer des signes de réactivité encore plusieurs semaines après. Il s’attend toujours à une gêne / douleur et n’a pas encore intégré que le problème est résolu désormais.

L’ouvrage permet entre autre de différencier les problèmes qui peuvent être de simples problèmes d’entraînement vs des problèmes musculo-squelettiques.

Problème d’entraînement vs. problème musculo-squelettiques

Si le cheval peut faire quelque chose à une main sans trop de problème mais pas à l’autre, cela traduit en général un problème musculo-squelettique.

Un changement dans le comportement d’un cheval monté survient généralement en raison d’une douleur musculo-squelettique sous-jacente (mais peut aussi intervenir à cause du niveau de confiance du cavalier).  Alors, si le cheval garde plus difficilement le galop à main gauche que le galop vers la droite?  Un cheval normal doit galoper de la même manière à main gauche et à main droite, il ne doit pas changer de postérieur droit/gauche de manière répétitive en galopant et ne doit pas montrer des signes de « paresse »(p. 216).

Il existe de nombreuses modifications du galop qui traduisent un inconfort musculo-squelettique et représentent souvent une tentative de répartir la charge entre les membres, ou de réduire les forces de propulsion ou d’impact. Celles-ci incluent un rapprochement spatial et temporel des membres postérieurs (dans sa forme extrême, ce qu’on appelle « bunny hopping » en anglais, une arrière main qui fait des sauts de galop comme un lapin), être sur les épaules, être terre-à-terre, un manque d’engagement et d’impulsion des postérieurs, devenir désuni, un galop sans phase de suspension, un galop à quatre temps ou un écartement anormalement large des membres postérieurs avec une élévation inhabituelle de l’avant-main (p. 35 Harmonious Horsemanship).

D’autres causes structurelles: les parties molles et dures

Dans le même ouvrage, Dr Sue Dyson cite plusieurs causes structurelles, ligaments, tendon, articulations (ilio-sacrale ou lumbo-sacrale par exemple) etc. en lien avec les problèmes de galop. Pour cette raison elle encourage également à une exploration vétérinaire approfondie si le sujet persiste, cf. à ce propos le dernière paragraphe de cet article.

Le head-tossing – mouvement vertical de la tête, de bas en haut

Les chevaux qui secouent la tête / jettent la tête en arrière (le head tossing, c’est un mouvement vertical) de manière répétée présentent généralement des douleurs musculo-squelettiques.

Différence entre head shaking and head tossing: le head tossing, c’est un mouvement vertical, haut vers le bas. Ce type de mouvement de tete disparait en général lorsqu’on anesthésie la cause primaire qui provoque des anomalies au niveau de l’allure (autrement dit cela prouve que ce type de mouvement de tête, vertical d’en bas vers le haut, est du a des douleurs musculo-squelettiques).

Certains chevaux ont du mal à garder le galop, c’est souvent du à des douleurs.

De même, un galop « fatiguée » n’est pas normal non plus. Un cheval parresseux est souvent un cheval qui a mal quelque part.

Lien entre galop et proprioception, équilibre, coordination, douleur et stress

Je précise d’ailleurs que le saut, la galop etc. nécessitent une bonne coordination. Celle ci est souvent encore insuffisante chez les jeunes chevaux. Lorsqu’un cheval a 13 ans et des années de travail monté derrière lui, par exemple ses problèmes de galop peuvent t il s’expliquer avec un manque d’entrainement? Par contre qu’est-ce qui entrave la coordination chez un cheval adulte? Le stress dégrade la proprioception. La douleur crée du stress chez le cheval, le stress a un impact négatif sur la proprioception. Et la coordination dépend d’une bonne proprioception entre autres. Il peut y avoir ce type de lien de cause à effet, créant des problèmes de coordination et équilibre même chez un cheval adulte monté pendant des années déjà.

Effet du cavalier sur l’éthogramme de la douleur monté, ou les problèmes de performance / d’allure ou de boiterie

Les compétences d’un cavalier (expert vs novice) n’ont pas permis de dépasser les signes comportementales de l’inconfort, même si  le cavalier expert pouvait améliorer la qualité de l’allure et pouvait, chez certains chevaux, rendre invisible la boiterie.

Le fait qu’on voit moins de problèmes avec une équitation améliorée prouve juste l’impact de l’equitation sur la visibilité des problèmes, cela ne prouve pas qu’il s’agit systématiquement de problèmes d’entrainement, si le problème disparait. L’inverse est vrai aussi, un cavalier expert peut amener un cheval a se rassembler, et ensuite montrer des signes de douleur qu’il ne montre uniquement lorsqu’il est rassemblé. signes qui n’apparaissent pas sous un cavalier novice: car simplement ils n’obtient pas de rassembler chez ce cheval qui refusera.

Extraits traduits du livre Harmonious Horsemanship de Sue Dyson

L’entraînement approprié pour le galop

Extrait de la vidéo ci-dessus « Canter dysfunctions »

À quoi doit ressembler un entraînement approprié du galop ?

  • entraînement varié: ‘cross training’
  • barres au sol
  • des changements entre allures raccourcis et rallongés, (foulés plus petites / plus grandes), des foulés plus rapides et plus amples, puis plus lentes, pour que le cheval ajuste son galop
  • travail également en extérieur, y compris en terrain varié / dénivelé (monter, descendre) pour renforcer les postérieurs
  • tout cela favorise l’impulsion du cheval vers l’avant et lui permet d’aller de l’avant naturellement
  • utilisation de diverses techniques pour renforcer le développement musculo-squelettique
  • si le galop s’améliore, vous faites probablement du bon travail.
  • si votre cheval a des difficultés avec les changements de pied et que vous êtes en compétition, n’entraînez pas ces changements pendant la détente : le stress du cheval (faire quelque chose dont il sait qu’il le fait mal + contexte nouveau) va les détériorer ; on n’améliore pas le galop lors de la détente en compétition.

A propos de l’examen vétérinaire des dysfonctionnements du galop et importance de la selle dans la performance

 Le Dr. Sue Dyson répond à la question « Mon vétérinaire me dit que le cheval ne boite pas / est normal / n’a pas de problème, que faire? »

« Premièrement, il faut reconnaître qu’il existe des vétérinaires équins généralistes et d’autres qui ont développé des compétences plus spécialisées et suivi une formation complémentaire postuniversitaire. Traditionnellement, la plupart des vétérinaires ont appris à évaluer les chevaux en mouvement à la main et à la longe. Il n’existait pas de tradition d’évaluation du galop ni d’examen des chevaux sous la selle. Il est maintenant reconnu que de nombreux chevaux ne présentent pas de boiterie à la main, mais en montrent lorsqu’ils sont montés. Il est également reconnu qu’un cheval peut trotter confortablement mais avoir des difficultés au galop à cause de douleurs musculo-squelettiques.

Deuxièmement, il est nécessaire de comprendre qu’un athlète humain ayant un problème consultera beaucoup plus volontiers un spécialiste en médecine du sport plutôt que son médecin généraliste. Tout propriétaire a droit à un second avis, et votre vétérinaire habituel ne peut pas s’y opposer — en réalité, il devrait même l’encourager. Le cheval doit être évalué par un vétérinaire possédant les compétences nécessaires pour l’examiner non seulement à la main et à la longe, mais aussi monté, et qui comprend comment les chevaux peuvent s’adapter à la douleur musculo-squelettique de diverses manières, y compris en altérant leurs performances. Ce vétérinaire doit être prêt à effectuer des anesthésies diagnostiques (blocages nerveux) afin de déterminer les sources de douleur, ce qui inclut une réévaluation du cheval monté. Idéalement, il devrait aussi posséder une bonne compréhension de l’importance de l’adaptation de la selle au cheval et au cavalier, ainsi que de l’influence considérable qu’une selle mal ajustée peut avoir sur la performance. Le changement vers une selle mieux adaptée peut constituer une partie importante de l’investigation. »

Ailleurs dans le livre une interviewée propose de créer un nouveau type de métier: « equine health advocate » qui s’assure que les diagnostics de boiterie / douleurs musculo-squelettiques sont poussés jusqu’au bout auprès des vétérinaires pour s’assurer qu’on traite vraiment la cause profonde des symptômes et qu’il n’y a pas d’approche « générale » par rapport au problème (injecter par exemple une substance anti-inflammatoire là ou ça apporte souvent du mieux au niveau des symptômes).

Les auteurs plaident pour des évaluations cliniques précises, qui comportent travail monté / en longe, avec un bon cavalier et novice, et par ex. deux selles différentes. (Extrait de l’ouvrage Harmonious Horsemanship p. 217).

D’autres infos sur les dysfonctionnements du galop: cf. mes notes (en anglais) du webinar Canter Dysfunctions, en bas de page.

Ressources

Livre

Articles par Equine Mind Body

Le webinar « Canter dysfunctions »: mes notes

Voici quelques notes prises en regardant le webinar, que je n’ai pas encore eu le temps de traduire. Vous y trouverez, en anglais, quelques infos sur: le lien entre race de cheval et galop, gastro et galop, saut d’obstacle et qualité du galop etc. Comment évaluer le galop sous selle.

33:08 (..)

they brace their backs and you get into downward spirals as to the canter

flying changes: have impact on both hind limbs

each has to push off strongly

so many horses find the changes difficult

sometimes one way sometimes both ways

bucking after jump when they need to change lead

sometimes at higher level they are allowed not to change

because they know the’ll keep the rythm better

and if at lower level they try to make them change this is where we get troubles sometimes visible

some horses have Sacro iliac pain and therefore have issues with canter

breeds related canter issues

icelandic -special gait- can find canter also more difficult

but most breeds can canter

if horse is inherently croup high they will find it difficult to push from behind and sit behind

but need to differentiate from young horse that is young croup high and those who have altered posture to croup high through pain, those need different approach

while need to accept that horse that has always been croup high may never have a good canter  40:10

Canter & gastric ulcer : real causal chain vs common idea

reluctance to canter, hopping in canter, frequently related to other things, gastric ulcer or else: common idea

also caution with claims like PSSM is primary cause of poor canter

gastric ulcer: the horse is having pb with canter because it has musculo skeletal issue, this pain creates stress, then follows the gastric ulcer as a consequence 

not the ulcer causing pb in canter.45:10

many horses which are uncomfortable in the gait make a louder noise and they do so more in canter

reduction of respiratory noise after nerve block reduces pain

so look at pain with respiratory noise

but caracter of noise was more caracteristic of.. (roar?)

but airway is influenced by head and neck position

so if because of musculo skeletal pain the horse gets (quicker) and then the rider restricts it with hands, then we may have air way issues

if horse ridden more strongly because of horse having pb elsewhere

bucking at beginning of exercises

if issue with first when getting into canter

depends which  buck

if horse wants to get rid of rider

if bucking and kicking out can be sign of sacro iliac pain, 

some of show jumper land (after extreme effort) and then land and bucks: have a component of Sacro iliac pain 50:35

but if horse is on lunge and bucks a couple of time, and

but small buck when going first in canter that would not worry me unduely unless horse tries to buck her off

the U shape bucks which are repeated normally persist and don t go away with exercise, they are almost always always associate with  pain 51:10

the other buck can be associate with pain but not necessarily so

Tripping

was horse tripping behind or front or both

if tripping behind this could be because toes of feet are too long, horse not strong enough, could be reflection of hind limb lameness

if you have chronic pain neuromuscular pathways change

if you thing about older people with pain, they fall over more often, they have altered neuromuscular pathways

we see the same with horses with pain

so are not landing properly

fetlock not standing properly, limb less stable

so propensity to trip will go away if neuromuscular pathways improve

if trip in front, could also be neck issues

tripping behind and front: is horse having neurological issue? incodination or weakness? which makes it more likely to trip

what should evaluation of canter under saddle look like

so both reins, at periphery of arena and

at least 20m circle and also smaller circles too as more difficult for horse

and also a number of transitions , repeated transitions are difficult, from canter to trot and trot to canter

repeaeted transition more difficult

tells how they are engaging hind limbs, bec horses issues

so downward transition from canter to trot if hind limb issue, will not flex lumbar region correctly, will not bring hind limb under

they will take irregular steps will not step under 55:10

if rider in 3 point position

and see how horses changes direction, see it from behind side 

and ask the rider what do you feel

see how horses is moving and what it does to the saddle and to the rider

Partager :